Une lettre pour...
30/05/2009 00:57 par mademoiselle_bulle
Une lettre pour …
A comme : AMOUR / AMITIE
B comme : BONHEUR
C comme : CALIN
D comme : DOUCEUR
E comme : ELEGANCE
F comme : FLEUR
G comme : GOURMANDISE
H comme : HIVER
I comme : IRESISTIBLE
J comme : JOIE
K comme : KOALA
L comme : LUMIERE
M comme : MAMAN
N comme : NOUVEAUTE
O comme : OCEAN
P comme : PARTAGE
Q comme : QUALITE
R comme : RAYON
S comme : SOURIRE
T comme : TERRESTRE
U comme : UNION
V comme : VOYAGE
W comme : WAGON
X comme : XYLOPHONE
Y comme : YANN
Z comme : ZOO
Si j’étais …
L'écriture
Pourquoi amis poètes écrivons nous ?
Moi c'est souvent pour me libérer du mal
Qui me ronge et peut m'être assez fatal
Ma plume est la heureusement je l'avoue
Pouvoir mettre en mots une bribe de pensée
Pour libérer mon esprit carrément tourmenté
De tous ces maux qui me ronge et malmène
Et de cette faucheuse qui est devenue reine
Reine de ma vie dans ma tête
Car tout le temps elle me répète
Qu'avec elle la vie est plus que belle
Que si je le veux elle m'attend près d'elle
Ne vous détrompez pas mes amis
Je ne veux en aucun cas couper ma vie
Cet être infâme je la vire tout les jours
Pour que ma tête repense aux bonjours !
Mon combat est coriace et intérieur
Et seul moi peux vaincre cette terreur
Encore faut y croire avec tout son c,,ur
Le mien est hélas brouillé par le malheur…
c'est pour cela qu'écrire est éxutoire
pour virer la haine et les idées noires
cela me tien debout pour le moment
et j'espère que ça durera longtemps!
Le maudit cancer
Qui pourrait m' renseigner,
Je cherche à lui parler.
Comment fait-on pour dire
A quelqu'un qu'est plus là
Qu'on s' noit dans les souvenirs
Et qu'on a souvent froid
J'ai tellement d' choses à dire
A ma petite maman
J'espère qu'elle pourra lire
Ce ptit bout d'papier blanc
Que j'aurai du écrire
Il y a d' ça bien longtemps
Dites moi que c'est bien vrai
Que quand on est là-haut
On lit dans les pensées
Même s'il n'y a plus les mots
Qu'on notait à la craie
Dans un coin du tableau
Pardon ma ptite maman
D' t'avoir laissée périr
T'avais l' visage bien blanc
J'aurai du réagir
C'était pourri dedans
Et moi j' faisais que sortir
Il a fallu qu'un jour
Je te r' trouve allongée
Et qu t' aies l' sommeil si lourd
Que j' puisse pas t' réveiller
Pour que j' vienne à ton s'cours
Et qu' j'appelle les pompiers
Ils ont voulu t' garder
Remarque je les comprends
Ils sont v'nus m'informer
Qu'pour guérir faut du temps
Qu' tu rest'rais allongée
Tout' morte sur un lit blanc
Avec c' trou dans la gorge
Tu pouvais plus parler
Comme quelqu'un qu'on égorge
Ta voix, ils l'ont fauchée
La fin d'une vie qui s' forge
D'vant une putain d' télé
J'suis resté près de toi
Sur ce lit d'hopital
J' te r'gardais quelque fois
T'enfoncer dans ton mal
Mais j'ai rien fais pour toi
Caché dans mon journal
Et puis ya c' maudit jour
L'infirmière est passée
Elle v'nait pas m'dire bonjour
Elle voulait m' préparer
"Ce s'ra bientôt son tour
J'espère qu' vous le savez"
J' voulais qu'on m' la répare
Qu'on m' redonne une maman
J'imaginais qu'un soir
Tout r'viendrais comme avant
V'là qu' c'est l'heure d' ton départ
Tu veux plus m' voir, va-t-en
Alors j' me suis cassé
J' tai laissé dans ta chambre
D'vant cette putain d' télé
Qu' tu n' pouvais plus r'garder
Te laissant seule attendre
Qu' la mort vienne de chercher
Maint'nant tu vis sous terre
Et moi j'ai plus d' maman
J'suis allé t' voir hier
T' porter des oeillets blancs
Mais tu sais au cimetière
J' n'y vais pas très souvent
J'en veux à c'maudit cancer
D'avoir repris ta vie
J' te jure j' lui f'rai la guerre
J' le chass'rai loin d'ici
Très loin du corps d'une mère
Et d' ses enfants chéris
Si on m' disait qu'en haut
J' pourrais être avec toi
Je suis sur qu'aussitôt
Je franchirai le pas
Mais j' crois qu'il est trop tôt
Rien qu' par respect pour toi
J'vais continuer ma vie
Encore un peu ici
Je pense à toi souvent
Tu m' manques énormément
J'aurai du t' dire avant
Combien j' t'aimais maman
Ma passion d'écrire,
L'aurore, un moment d'amour
Le soleil brille depuis toujours
Alors que le monde change de direction
Moi je n'ai qu'une seule passion
Ecrire et écrire des mots du coeur
S'inspirer des étoiles et leur magique lueur
Faire du silence une mélodie
Qui chantera en moi et sur les feuilles en harmonie
Chaque lettre est une partie de ma vie
Chaque moment pour moi est une poésie
Mes mots seraient-ils une folie ?!
Ou des idées qui s'envahirent ?!
Je vois que ma plume n'arrête pas d'écrire
Que mes mots aiment s'enorgueillir
Qu'en parlant je suis libre
Alors faut-il que j'arrête cette passion
Ou laisser les lettres parler du temps
La vie,
Quand on n'a qu'un mur pour tout horizon
Quand on n'a qu'un abîme en guise d'espoir
Quand on traîne avec soi sa propre prison
Quand on n'a que ses illusions pour y croire
Quand on n'a que ses échecs pour souvenirs
Quand on n'a que ses peurs pour se rassurer
Quand on n'a que son présent pour avenir
Quand on n'a même pas de voix pour murmurer
Quand on n'a pour toute révolte que ses larmes
Quand on a pour juge la logique d'autrui
Quand on n'a que son silence pour unique arme
Quand on n'a que sa foi comme ultime appui
Alors, c'est sur cette foi que l'on doit compter
Et se dire que chacun a droit au bonheur
Que cette vie capricieuse, on peut la dompter
Et en faire un havre de paix et de coeur.
Insomnie
Et le silence pèse en ces heures ténébreuses,
Sous la valse enivrante de l'insomnie galeuse!
Le marchand de sable ne passera pas à mon chevet!
Les paupières dépérissent tout de noirs colorés!
Orphée aphone ne me chante plus sa douce mélopée,
Je glisse dans les draps de ces errances nocturnes!
En apesanteur dans ce monde où se perd l'identité,
Et tel le loup galeux, solitaire j'hurle à la lune!
Paria de ces fumeux labyrinthes où l'âme voyage,
Dans cette mer houleuse je hisse la voile noire!
Ma barque échouée s'ensable sur ce sombre rivage,
Et fouler la terre promise ne sera pas pour ce soir!
L'âme s'égare sous le poids de mes défaites,
Et dans l'étau de ces remords je me distords!
Dans le tourbillon de l'amertume je le guette!
Mais sous sa pierre tombale le sommeil gît, mort!
Et ces heures qui défilent et lui qui se défile!
Miséreux mon corps funambule parade sur ce fil!
Et cette putain qui tapine veille dans le noir
De ces bras nécrosés m'enserre dans son cafard!
Et dans son regard blafard se meurt mon espoir!
Et de ses lèvres glacées et fétides m'embrasse,
Amoureuse de mon être, gardienne de ce désespoir!
Et la douce nuit se consume mais rien ne l'efface!
Miroir mon beau Miroir mais lui bien sûr il dort!
Alice aussi, mon appel se perd, ô nuits ténébreuses!
Mon corps souffreteux pleure, ô insomnie ravageuse!
Seul recours la pharmacie, îles aux milles trésor!
Comme un exil
Douleur enfantine
Maladie infantile
Comme un exil
Comme un signe.
Comme un ban
Exclu, pauvre enfant
Impossible de faire autrement
Que de patienter sur un banc.
Pourtant elle est là
Bien que ce ne soit pas un choix
Apprend à la connaître
Puisqu'elle fait partie de ton être.
Fais en une amie
Surtout pas une ennemie
La solitude est là, avec toi
Elle te guidera,
Et assagira tes choix.
Gare des incompris
Perdus dans le brouillard, le coeur à l'anathème,
Nous avancions blessés, d'un amour bafoué,
Comme des tortillards, sur des voies de bohème,
Nos pas étaient lassés et nos âmes fardées.
Nous n'avons pas pu voir, embrumés de tristesse,
Les quais qui défilaient, caressés par nos flancs,
Nous ignorions la gare, où l'amour en détresse,
Patient, nous attendait, au banc des sentiments.
Mais une de tes larmes se perdit en chemin,
Et sur un aiguillage, se fondit dans la mienne,
Elles coururent à la rame, du wagon du destin,
Et nous donnèrent l'image des causes de nos peines.
Nos tourments esseulés, purent enfin se comprendre,
Laissant parler nos c,,urs, qui des maux délivrés,
Battirent en nos côtés, pour mieux nous faire entendre,
Combien durant ces heures, ils s'étaient recherchés.
Nous sommes à présent, aux chants du ménestrel,
Dans ce compartiment, de l'hymne des amours,
J'y serai ton amant, tu y seras ma belle,
De nos vies s'envolant, au son des troubadours. 
Humilité
Il est des choses que l'on ressent, il est des choses qu'on ne dit pas.
Des choses que mon humeur de femme, ne peut laisser se dévoiler.
Il est des choses que l'on dément, dont on se cache à chaque pas,
Car tout au fond de nous résonne, de l'arrogance, de la fierté
Du fond de mon éducation, viennent des mots qui me sont loi,
Et je me prive alors souvent, d'un sentiment qui réprouvé,
Laisse mon c,,ur en démission, de son amour et de sa voie,
Et je m'accable de tourments, prostituant ma vérité.
Alors s'enivre la rancoeur, de cette faiblesse aveuglante,
Qui pose en moi de la rancune, assaisonnant ma vanité,
Et je me perds dans la douleur, j'en fais ma maîtresse démente,
Je lui accorde la fortune, laissant mon âme se ruiner.
Et je m'enterre dans le trou que pour une autre j'ai creusé,
Ne voyant pas au fond de moi, le flux de ma cupidité.
Mais c'est alors que tout à coup, vient une étoile de bonté,
Qui cherche à réveiller en moi, la flamme de l'humilité.
Et ma conscience de surcroît, s'éveille et vient se révolter,
Me secouant comme il se doit, de m'être si loin égaré,
De ce chemin tracé pour moi, loin de ces sentier encaissés,
Et je recule, pas à pas, un peu honteuse mais soulagée.
Alors voilà pourquoi papa, je viens te demander pardon,
D'avoir si tôt serré le poing, alors que ta main se tendait,
Et je te serre contre moi, car dans tes bras il fait si bon.
Qu'importe l'avis des voisins… Mon sang au tien est bien lié !
J'aime
Envoûtant mes sentiments
Libérant mon inconscient
J'aime
Je ne suis plus moi-même
Prisonnier de ce charme
J'aime, c'est infernal
Prisonnier de l'autre
J'aime, c'est mon apôtre.
Prisonnier de l'autre
Je suis devenu un être dépendant
J'appréhende ce qu'il ressent
J'aime, c'est tellement envoûtant.
Tombé sur moi, sans le vouloir
Sans le chercher, il est pourtant ici
J'aime, les nuits passé dans son lit
Je suis de l'autre coté de mon miroir.
Tableau
La porte est décrépie,
D'un faux jaune sali.
Cet oiseau fatigué
qui voudrait s'envoler,
C'est le manteau vieilli
A force de rester
Lui aussi accroché,
Comme un truc oublié
Prés du chapeau fringant
Qui donne belle allure
au vieil homme endormi.
Il le mettra bientôt
Sur son front dégarni
Pour cacher le soleil qui
le fera cligner malgré lui...
Et puis il sortira
Armé de son banjo
Et comme un magicien
Il créera son soleil
A lui.
Dream of a new dawn
Entre lumière et ténèbres
Entre licorne et Cerbère
Blanc et noir se mélange
Le monde alors change.
Un jour, fleur
Rimera avec malheur
Ou alors terreur
Rimera avec bonheur ?
Noir rimera t-il
Avec espoir ?
Joie et peine
Seront-ils les même ?
Dans un monde en perpétuel changement
Sans qu'on ai le temps de s'en apercevoir
Tout les avenirs son possible, blanc et noir
Peuvent s'unir, sans qu'on ne le voie vraiment.
La vie qui palpite
Ivre sans être mort
Sentir l'autre corps
Sentir la vie qui palpite
Sentir l'autre vie qui s'excite.
Abandonné à l'autre plaisir
Qui n'est possible qu'au désir
Qu'à l'amour qui existe
Prolonger l'autre visite.
Les yeux dans les yeux
Les mains sur les autres cheveux
Crispées de plaisir
Se sentir vivre, devenir. 
Rêverie
Beauté inconsciente, écarlate vermeil,
Trait d'azur étoilé, resplendissant soleil,
Fleur inoubliable qui m'a touché au c,,ur,
Parfum trop délicat, tu gardes mes malheurs.
Tes voiles si légères, que j'aie à caresser,
Ont bercé ma langueur, ta vie est trop abstraite.
Tu as été ma muse, et toujours plus parfaite,
Alors mon âme est morte de t'avoir rencontré.
Délicieuses amours, qui enivrent mes rêves,
De bleu, de blanc, de beau, c'est si la vie est brève
Que l'on peut y cacher… le nom de l'être aimé.
L'étoile dans la gouttière
Une étoile inconnue
Vient de tomber du ciel
Inaperçue
Elle gît dans la gouttière
Inanimée
À deux pieds sous les miens
Muni d'un bâton fourchu
Je tente mais en vain
De la sauver
Sur le trottoir d'en face
Des passants intrigués
Observent mon manège
Mais n'y comprennent rien
À l'aube je le crains
Elle aura disparu
Et le soir à la même heure
En ouvrant ma fenêtre
J'entendrai peut-être
Des chants funèbres venus d'en haut
Et des complaintes d'étoiles s,,urs
Le collier des fées.
L'aube m'a éveillée
En léchant l'oreiller
Quand tu m'as dis tout bas
Ne te retourne pas
Relève tes cheveux
Gardes fermés tes yeux.
Ma nuque dénudée
A reçu ton baiser
Un frisson doux et chaud
A couru sur ma peau
Dans le tiède des seins
A glissé son satin
Tu m'as prise en tes bras.
Me libérant des draps
Lover contre ton torse
Blottie à ton écorce
Portée jusqu'au miroir
Tu m'as permis de voir.
Ce cadeau de l'amour
Offert au petit jour
Pour moi volé aux fées
Leurs colliers de rosée
A la dernière brume
Quant le soleil s'allume.